Lundi 26
octobre
En Allemagne, la patate de la
discorde
Cette pomme de terre, c’est l’Amflora dont le nom
poétique ne dit pas que c’est un OGM. Et c’est justement parce qu’elle est
modifiée que le torchon brule entre les écologistes allemands et le nouveau
gouvernement d’Angela Merkel. Dans un petit coin de son programme, la coalition
des conservateurs et des libéraux indique apporter son soutien au groupe BASF,
créateur de « la patate chaude » et ceci pour 4 ans. Les écologistes comme
Greenpeace y voient une manipulation de la coalition par le lobby biotechnique.
Par ailleurs, BASF a demandé à l’Europe d’autoriser l’exploitation industrielle
de l’Amflora tout en admettant qu’il lui était impossible de garantir que la
pomme de terre modifiée ne se retrouverait pas dans
l’alimentation.
OGM
again
Les semenciers français demandent aux
gouvernements européens d’avoir enfin « une position politique claire vis-à vis
des OGM » et regrettent leur manque de « courage ». Une réaction qui vient à
l’issue de la réunion des 27 ministres de l’agriculture à Luxembourg, le 19
octobre dernier. Les ministres ont refusé de trancher sur l’autorisation
d’importation de 3 OGM de maïs préférant laisser la commission trancher. Les
organisations professionnelles des semenciers, pour qui ces non décisions place
l’Europe face à des paradoxes en appelle à la France qui vient de créer le Haut
conseil aux biotechnologies.
Mardi 27
octobre
Les
hôpitaux plus verts
En tous cas, c’est le souhait de Jean-Louis Borloo
qui vient de signer une convention avec son homologue de la santé, Roselyne
Bachelot. Pour le ministère de l’écologie, ces établissements qui accueillent 1
Français sur 2 chaque année ont une grosse « capacité d’entrainement sur les
politiques locale, les sous traitants et l’ensemble de la société. » Bref, de
quoi atteindre les objectifs du Grenelle. Ces efforts pour faire plus vert
passent par une liste d’engagements pris entre les fédérations hospitalières et
l’Ademe. Chaque année, les progrès seront quantifiés sur un baromètre par les 4
000 établissements de santé français.
Nantes
met les hérissons au travail
La ville va utiliser les bêtes à piquants pour
étudier la circulation animale dans ses « corridors écologiques », c'est-à-dire
les espaces verts publics ou privés qui relient entre eux les parcs et les
coulées vertes. Le choix de « faire travailler » cette charmante bestiole
plutôt qu’une autre vient de ce qu’elle est en haut de la chaîne alimentaire ce
qui fait d'elle un très bon indicateur de la biodiversité. Concrètement, les
petits travailleurs verts seront marqués et suivis à la trace par des
enseignants et des étudiants de l’école vétérinaire. Et ça jusqu’à leur
hibernation. Reprise de l’étude après ce gros dodo, au printemps 2
010.
Mercredi
28 octobre
Economies d’énergie : propriétaires et locataires mis
à contribution
Les textes qui vont permettre aux propriétaires de
demander à leurs locataires une participation financière en cas de gros travaux
d’économies d’énergie vont être signés « dans les jours prochains », dixit
Jean-Louis Borloo et Benoist Apparu, secrétaire d’état au logement. Ces
dispositions, qui émanent du Grenelle, prévoient que le bailleur, privé ou
public, puisse demander une participation financière aux locataires. Une
participation qui repose sur le volontariat et qui s’applique uniquement dans
le cas de travaux entrant dans le cadre de l’éco prêt. Cette contribution qui
est limitée à 15 ans, ne sera versée que le mois suivant la fin des travaux
quand les bénéfices énergétiques seront en place. Le montant de la contribution
est forfaitaire : au maximum 10 euros pour un logement d’1 pièce, 15 euros pour
2 ou 3 pièces et 20 euros pour 4 pièces et plus.
Dans
la Manche : le début des travaux au Centre de stockage de déchets
radioactifs
Ils étaient prévus de longue date : les travaux du
Centre de stockage des déchets radioactifs de la Manche ont débuté. Le site,
qui a commencé à accueillir les déchets à la fin des années 60, est aujourd'hui
un site sous surveillance. Il y a dix ans, un tassement dans le sol qui
recouvre les containers est apparu.
Le reportage de Stéphane Parry de France Bleu
Cotentin.
Au
Havre, un bateau de Greenpeace contre l’uranium exporté en
Russie
Avec cette action, l’ONG verte veut à tout prix
empêcher « toutes nouvelles exportations de matière nucléaire vers la Russie ».
Greenpeace dénonce aussi le silence de Jean-Louis Borloo qu’elle a interpellé
en vain pour lui demander de mettre en place un moratoire immédiat sur les
exportations d’uranium appauvri pratiquées par Areva. C’est avec son brise
glace, l’Artic Sunrise stationné dans le port du Havre que l’ONG entend barrer
la route à 2 cargos qui s’apprêteraient à partir pour la Sibérie. L’action de
Greenpeace est soutenue par l’association Robin des Bois et par l’ancienne
ministre de l’écologie, Corinne Lepage, qui elle aussi considère que cet
uranium est bien « un déchet ».
Jeudi 29
octobre
Air
intérieur : étiqueter les produits les moins polluants
C’est la proposition faite par l’Affset qui a
établi un protocole pour classer les produits de construction et de décoration
en fonction de leur niveau de pollution. L’air intérieur des bâtiments
–logements et bureaux - étant pollué par de nombreux composés organiques
volatiles. Pour étiqueter les produits les moins polluants, l’agence de
sécurité sanitaire de l’environnement et du travail a retenu 165 substances qui
peuvent avoir un effet sur notre santé. Alors que l’Observatoire de la qualité
de l’air intérieur estime que l’air d’un quart des logements est quasiment
irrespirable, il n’existait pour l’instant aucune information. L’Affset va
continuer ce travail de recensement pour l’étendre aux produits d’ameublement
et de consommation.
Algues
vertes : une association porte plainte contre X
L’association finistérienne Agir pour un
environnement et un développement durable - AE2D - a déposé une plainte auprès
du parquet de Brest pour mise en danger de la vie d’autrui. Selon le
porte-parole de l’association, sur les 83 sites d’algues vertes recensées par
l’Ifremer, 37 sont situés dans le Finistère ; les baies de Concarneau et
Douarnenez étant les plus touchées. En cause, l’état qui n’aurait pas mis de
moyens suffisants pour faire respecter la loi, notamment sur la protection des
captages. Déjà en septembre, 300 plaintes avaient été déposées contre le préfet
des Côtes d’Armor. Pour AE2D, son dépôt de plainte est un moyen pour «
permettre au procureur d’élargir le champ des responsabilités », au-delà du
seul état.
Carnet
rose à Nausicaa : reste à trouver le prénom
Le 1er bébé manchot du célèbre centre de la mer de
Boulogne sur Mer a vu le jour, il y a quelques jours. Une première pour
Nausicaa mais aussi pour les parents du petit manchot du Cap, Vaso et Mali qui
sont tous les deux nés dans des zoos français. Comme la tradition veut que
chaque manchot reçoive un prénom, le centre fait appel à l’imagination du
public. Ce prénom ne doit pas comporter plus de 2 syllabes et doit avoir un
rapport avec la mer, l’Afrique du Sud ou tout simplement une particularité de
l’animal. Et l’imagination devra être double et proposer une version « fille »
et une version « garçon » car il faudra attendre quelques mois avant de savoir
si c’est mademoiselle ou monsieur. Trouver un prénom à bébé manchot est aussi
très utile car ça permet au soigneur de nouer une relation privilégié avec son
protégé. Les propositions sont à faire à Nausicaa, jusqu’au 15
janvier.
Le
Festival du Vent de Calvi : au jour, le jour
Pour se consoler de ne pas être à Calvi, tous les
jours, le menu de l'éco Festival qui brasse des idées vertes. Une sélection
mitonnée avec la complicité de VD Com.
Les tables rondes : "La
Charte Ekopartenaires"
Valoriser et développer les initiatives environnementales des entreprises
corses. L'occasion pour la CCM Airlines et Les Amis du Vent d'inviter leurs
partenaires à adhérer au 1er club des Ekopartenaires et inscrire la démarche
écologique au cœur de leur entreprise.
Nouvelles
technologies : nouvelles démocraties ?
A une vitesse
inimaginable, les technologies de l’information se sont imposées. Cela va-t-il
remettre en cause l’organisation démocratique des territoires ? Sommes nous en
train de créer de nouvelles fractures sociales ? Le rôle des responsables
politiques est en train de changer : sont-ils préparés ?
Vendredi
30 octobre
Moins
de carbone dans les assiettes alsaciennes
A partir de novembre, trente restaurants dont 4
resto U ou scolaires vont proposer des menus sobres en carbone. L'initiative
vient de l'association régionale Objectif climat. Fondée en 2 007 et soutenue
par les collectivités locales, sa vocation est d'inciter les citoyens à
modifier leurs comportements pour atteindre les objectifs fixés par le
Grenelle. Soit la division par 4 des émissions françaises de gaz à effet de
serre, d'ici 2 050. D'où, l'idée de s'attaquer à nos assiettes car d'après le
président d'Objectif climat, elles représentent de nos émissions de CO2.
Concrètement, sur les tables qui participent à l'opération : ni fraises du
Chili , ni agneau de Nouvelle Zélande mais des produits locaux et de saison. En
prime, les convives recevront une information sur l'origine et le mode de
production de ce qu'ils dégusteront.
Climat
: l'Europe prête à aider les pays du sud
Les dirigeants de l'Union ont fini par trouver un
accord sur l'aide financière qu'ils comptent apporter aux pays en voie de
développement pour s'adapter et lutter contre les effets du réchauffement
climatique. L'accord est donc acquis mais l'Europe refuse pour l'instant de
chiffrer sa contribution annuelle. Elle préfère attendre les résultats de la
conférence sur le climat de Copenhague. Les 27 ont toutefois fixé à 100
milliards d'euros par an, l'aide annuelle mondiale qui sera nécessaire. Une
contribution dont une partie importante devra être financée par les pouvoirs
publics. Pour les Verts du Parlement, "ce résultat est calamiteux pour le
climat". Ils accusent les chefs de gouvernement de refuser de mettre la main au
portefeuille. Quant à Greenpeace, il demande à l'Europe de "joindre le geste à
la parole" et de cesser de jouer les pingres. La commission européenne a appelé
l'union à verser 15 milliards d'euros par an. L'ONG estime qu'il en faudrait
plus du double, soit 35 milliards d'euros.