Lundi 1er
mars
Après
la tempête Xynthia, l'urbanisation en question
Après le passage de la tempête Xinthia qui a
ravagé la Charente maritime et la Vendée, des questions commencent à se poser
sur la sécurité des logements qui ont été dévastés par les marées. Nicolas
Sarkozy qui était sur place ce matin a promis une enveloppe de 3 millions
d'euros pour parer aux 1ers urgences des sinistrés. Le chef de l'état a aussi
demandé aux ministères de l'intérieur et de l'équipement de lui fournir d'ici
10 jours un rapport pour comprendre ce qui s'est passé. Quant à au ministre de
l'environnement, Jean-Louis Borloo, il a été chargé d'un plan "digues" car une
partie de ces digues ne seraient plus très adaptés. La secrétaire d'Etat à
l'écologie Chantal Jouanno estime que sur les 7 à 10 000 km de digues qu'il y a
France, environ 1 000 km poseraient problème. Et ça à cause de leur âge.
Certaines datant du 17ème siècle. Mais si la présidente de la région
Poitou-Charente Ségolène Royal plaide pour des digues plus hautes et plus
résistantes, c'est l'inverse pour Philippe de Villiers. Le président la région
Vendée veut des régles de construction plus sévères et surtout des logements
bien plus loin de la mer.
Incinérateur de Fos: les opposants déboutés en
appel
La décision vient de la cour administrative
d'appel de Marseille. Les adversaires de l'incinérateur - le Syndicat
d'Agglomération Nouvelle Ouest-Provence, qui regroupe les communes de
Cornillon, Fos-sur-Mer, Grans, Istres, Miramas et Port-Saint-Louis-du-Rhône, et
les associations de défense de l'environnement avaient fait valoir que la mise
en service officielle n'avait eu lieu que le 7 janvier 2010, soit au-delà du
délai requis de trois ans. Mais pour la cour, la suspension en mai 2006 par le
tribunal administratif de l'autorisation d'exploitation du site jusqu'à une
décision inverse du Conseil d'Etat en février 2007 avait "fait repartir un
délai de trois ans". Selon maitre Gérard Bismuth, les opposants à
l'incinérateur, ont l'intention de saisir le Conseil
d'Etat.
Le
charme français efficace même sur les gorilles
D'après le zoo de Londres, Yeboah le jeune gorille
de 12 ans, dépêché du zoo français zoo de La Boissière-du-Doré en
Loire-Atlantique, pour briser la solitude de femelles vivant dans la capitale
britannique, remplit sa mission avec zèle, ses trois nouvelles partenaires ne
le quittant plus. Déjà, afin de préparer la rencontre amoureuse, les employés
du zoo avaient montré aux trois femelles gorilles une photo de leur prétendant,
suscitant une émotion telle qu'elles avaient mangé le portrait. Zaïre, 35 ans,
Effie, 16 ans, et Jookie, 11 ans, vivaient sans représentant du sexe opposé
depuis la mort de Bobby, en décembre 2008.
Mardi 2
mars
Bruxelles autorise la culture d'une pomme de terre
OGM
La Commission européenne a annoncé avoir autorisé
la culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée du groupe allemand BASF.
Il s'agit de la pomme de terre AmFlora, un tubercule destiné à l'usage
industriel pour son amidon et à l'alimentation animale. Cette décision de la
commission a été qualifiée de "très mauvaise nouvelle" par la Verte Cécile
Duflot et condamnée par José Bivé qui demande à la commission de "sortir de sa
tour d'ivoire". Quant à Greenpeace, elle demande à la France d'utiliser "la
clause de sauvegarde prévue dans la réglementation européenne pour protéger son
environnement et la santé de ses citoyens".
Cette décision surprend aussi François Veillerette, le président du "Mouvement
pour le droit et le respect des générations futures", une association opposée à
la culture OGM.
La Commission européenne a aussi approuvé la mise sur le marché de 3 produits
contenant du maïs génétiquement modifié. Et elle ne compte pas s'arrêter là
puisqu'elle présentera d'ici l'été une proposition afin de donner aux
Etats-membres plus de marge pour cultiver ou non des OGM. Concernant
l'autorisation accordée à la pomme de terre Amflora,
Frédéric Vincent, porte-parole du Commissaire chargé de la Santé et de la
Politique des consommateurs explique la décision de la commission.
Après
la tempête, la détresse des agriculteurs
Parmi les sinistrés de la tempête Xynthia en
Charente Maritime, les agriculteurs. Beaucoup d'entre eux ont leurs
exploitations complétement inondées.
Le témoignage de Luc Servant, le président de la chambre d'agriculture de
Charente Maritime au micro d'Ersin Leibovitch.
Après
Xynthia : l'heure des questions
L'une des questions qui se pose après la tempête
Xynthia, c'est : pourquoi ces digues ont-elles cédé ? Mais aussi, pourquoi ces
maisons submergées étaient-elles construites si près de l'océan, au même niveau
que la mer ? La question polémique a été posée dès hier par le Président du
Conseil Général de Vendée, Philippe de Villiers... Il va "falloir construire
autrement" le long des côtes françaises, "imposer des normes plus strictes",
"partout où la terre est au niveau de la mer, il est prudent de construire plus
loin", "la mer est plus forte que l'homme" a dit Philippe de Villiers.
La réaction de Cécile Duflot, la patronne des Verts, avec Raphaëlle
Duchemin.
Xynthia : les zones submersibles sur la
sellette
La Vendée et la Charente-Maritime ne sont pas les
seules zones submersibles en cas de forte tempête. D'autres zones à risque sont
bien identifiées par les scientifiques : les côtes sédimentaires, là où il y a
du sable par exemple comme en Camargue ou dans la baie de Somme. Ce sont ce
qu'on appelle des zones basses, c'est-à-dire sous le niveau de la mer. Et
pourtant, elles sont souvent habitées...
L'enquête de Virginie Salanson.
Aux
Pays Bas, on réfléchit aussi sur les digues
Et là bas, on évoque même l'abandon de terres. Une
solution à laquelle les Néerlandais réfléchissent très sérieusement. Eux, qui
sont pourtant les rois de la digue.
Sur place, le reportage de Pierre Bénazet.
Mercredi
3 mars
Après
la tempête, les 1ères mesures du gouvernement
Bruno Le Maire ministre de l'agriculture a évoqué
des aides pour les agriculteurs, et Chantal Jouanno secrétaire d'Etat chargée
de l'écologie a annoncé que le plan national de renforcement des digues serait
prêt dans deux mois...
Total
Petrochemicals et la Cokerie de Carling condamnés pour
pollution
Les sociétés Total Petrochimicals et Cokerie de
Carling basées en Moselle ont été condamnées mardi par le tribunal d'instance
de Saint-Avold respectivement à 7.200 et 1.500 euros d'amende, notamment pour
ne pas avoir livré d'études concernant une pollution souterraine des eaux au
benzène. Et ça bien que plusieurs arrêtés préfectoraux aient demandé aux 2
entreprises de fournir des études - jamais rendues - sur l'analyse, le
confinement et le traitement des pollutions. Selon le président de
l'association de lutte contre la pollution en Moselle-Est(Adelp), partie civile
aux côtés de France nature environnement : "On trouve, pourtant en dehors de
l'emprise du site, des concentrations 20.000 fois supérieures à la norme en
benzène qui risquent d'atteindre des captages d'eau potable". Quant à Total
Petrochemicals, elle a en outre été condamné pour ne pas avoir informé
suffisamment tôt la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de
l'environnement (Drire) d'une panne qui avait provoqué une fuite
d'hydrocarbures dans l'atmosphère.
Les
Etats-Unis veulent l'arrêt du commerce international du thon
rouge
Les Etats-Unis ont indiqué qu'ils allaient
réclamer cette interdiction lors de la réunion de la CITES (l'organisation de
175 membres affiliée à l'ONU chargée de la protection des espèces en danger)
qui se réunit du 13 au 25 mars à Doha au Qatar. Un geste mal vu par le Japon,
où ce poisson est très apprécié. Le Fonds mondiale pour la nature (WWF) s'est
aussitôt félicité de cette décision dans un communiqué.
Jeudi 4
mars
Amflora : la patate OGM qui ne passe
pas
Suite à l'autorisation de la mise sur le marché de
la pomme de terre AMFLORA, un OGM, la député européenne Corinne Lepage veut
faire tomber une tête. Elle demande la démission de la directrice de l'Agence
européenne de sécurité des aliments. C'est elle qui effectue les évaluations
des risques scientifiques sur les OGM.
Corinne Lepage.
Par ailleurs, le groupe BASF a démenti aujourd'hui le lancement en Europe
d’autres pommes de terre OGM en 2011. Le groupe allemand indique qu'il déposera
d'ci 2011, 2 nouveaux dossiers de demande d’homologation. Il attend une
décision pour 2015.
Lobbying: Bruxelles critiquée pour son manque de
transparence
La Commission européenne a fait l'objet d'un
rappel à l'ordre officiel et sans précédent pour son refus de publier le
contenu de lettres du constructeur Porsche, faisant du lobbying pour obtenir
des normes antipollution pas trop strictes pour le secteur automobile. Ce
rappel à l'ordre a été fait par le Médiateur européen, le Grec Nikiforos
Diamandouros qui estime que : "L'attitude non coopérative de la Commission dans
ce cas est préjudiciable à l'image que le public a de l'UE" et que ça risque
"de détériorer la confiance des citoyens dans cette institution..." L'affaire
pour laquelle la commission est épinglée remonte à une plainte de l'ONG les
Amis de la Terre. Celle-ci avait demandé en mars 2007 à la Commission d'avoir
accès à trois lettres envoyées par le groupe allemand Porsche à l'ancien
commissaire européen à l'Industrie, l'Allemand Günter Verheugen. Bruxelles
avait d'abord refusé, arguant qu'une divulgation porterait atteinte aux
intérêts commerciaux de Porsche. L'exécutif européen avait fini par accepter en
septembre 2009 mais ne s'est pas exécuté.
La
justice européenne épingle l'Italie sur sa non gestion des
déchets
Le Cour de justice de l'UE a épinglé l'Italie car
elle ne dispose toujours pas d'un réseau adéquat pour éliminer les déchets dans
la région de Naples, la Campanie. Ce qui d'après la Cour présente des dangers
pour la la santé et des préjudices à l'environnement. Et pour la justice de
l'Union, "Ni l'opposition de la population, ni les inexécutions contractuelles,
ni encore l'existence d'activités criminelles, ne constituent des cas de force
majeure pouvant justifier tant la méconnaissance des obligations découlant de
la directive, que le défaut de réalisation effective et en temps voulu des
infrastructures. Après l'arrêt de la Cour, la Commission peut poursuivre de
nouveau l'Italie si elle n'obtempère pas, ce qui peut déboucher sur des
sanctions pécuniaires.
Vendredi
5 mars
A
Marseille : 2 pêcheurs de thon rouge mis à l'amende
Le tribunal correctionnel de Marseille a condamné
deux petits patrons-pêcheurs marseillais à 5.000 euros d'amende, dont 3.000
avec sursis, pour non respect de la règlementation sur la pêche au thon rouge.
Les deux pêcheurs, avaient comparu le 5 février dernier, en plein débat sur
l'interdiction du commerce de thon rouge, pour avoir pris des thons de taille
ou de poids non conformes à la réglementation et pour avoir utilisé des
matériels de pêche prohibés. Le tribunal a également décidé la confiscation du
produit de la pêche.